LES SPÉCIFICITÉS DE L’ENSEIGNEMENT MARTIAL

무술 교육의 특수성

Le Maître et l’élève, le groupe, le Dojang, et le Dobok

LES SPÉCIFICITÉS DE L’ENSEIGNEMENT MARTIAL

La Relation Maître – Élève

Selon l’approche avec laquelle se définit celui qui guide et transmet son savoir, il peut être instructeur, professeur, enseignant ou Maître. C’est à lui, ainsi qu’aux plus gradés de faire respecter les règles implicites et explicites inhérentes à la pratique martiale.

Le rôle du professeur d’arts martiaux est prépondérant dans l’évolution des personnes choisissant une voie martiale. Aussi bien au niveau de ce qu’il inculque, de sa manière de le faire, que de sa personnalité elle-même. Le savoir-faire, la pédagogie, les valeurs de celui qui enseigne sont primordiaux et déterminants pour l’élève. Il est important de trouver une certaine adéquation entre soi et l’instructeur.  La maîtrise et l’approche de l’enseignant permet aux pratiquants d’acquérir assurance et confiance en eux.

On se rend compte que le Hapkido est tiraillé entre plusieurs tendances : c’est un Musul avec une fonction utilitariste très fortement mise en avant (auto-défense, utilisation par les Forces de l’Ordre), un Muye du fait de sa grande diversité technique et un Mudo (développement personnel). En réalité, la personnalité du Hapkido est fonction de chaque enseignant et du type d’élèves. C’est pourquoi il existe tant de tendances et d’écoles. Il n’existe donc pas un maître type, mais plusieurs types d’enseignants ; ni un élève type mais plusieurs types d’élèves.

De nos jours, en réalité, il ne faut pas se leurrer. Le fait que beaucoup de Maîtres enseignent de manière professionnelle entraîne que ceux-ci cherchent d’abord à faire venir nombre d’élèves. La quantité faisant, la qualité de l’enseignement peut s’en faire ressentir. Il y a alors une sélection qui s’opère afin que le Maître puisse transmettre un enseignement de qualité à un petit nombre de « privilégiés », les autres, moins doués, finissant par stagner puis abandonner, faute d’un suivi personnalisé.

Le groupe

La progression personnelle dans la « voie martiale » dans tout ses aspects est galvanisé par le groupe. Le soutien et la solidarité sont des éléments essentiels et constituent un étayage pour le pratiquant. Bien que le respect envers la hiérarchie soit de mise dans la logique de la transmission du savoir, il n’en demeure pas moins, que la tenue commune, le salut mutuel des partenaires, le travail non sectorisé par grade constituent une volonté de mettre l’ensemble des pratiquants sur un même pied d’égalité : tous égaux face à notre pratique cherchant toujours son propre perfectionnement dans l’échange et l’entraide.

Le Dojang, lieu de la Voie

Le Dojang (도장) est pragmatiquement, pour un Occidental, la salle d’entraînement. Pour un Coréen, c’est basiquement la même chose (surtout pour les plus jeunes des pratiquants) mais c’est aussi un lieu social, un lieu de méditation et un lieu sacré, qui tient beaucoup plus du temple que de la salle d’armes. L’évolution au sein d’un dojang et le salut traditionnel effectué avant l’entrée dans cet espace sont porteurs de valeurs martiales et du respect aux maîtres qui ont permis la transmission des connaissances. Ils induisent alors l’adoption d’un comportement approprié à ce contexte. Ce lieu de pratique renvoie à quelque chose du respect du lieu en lui-même. C’est le lieu de la transmission du savoir, d’une culture martiale, de traditions et de connaissances séculaires. Quelle que soit l’époque et le lieu, un dojang se doit de ressembler à un dojang et les pratiquants de ressembler à des pratiquants. Ce lieu d’apprentissage au caractère immuable définit une frontière, une ligne de séparation entre la sphère martiale et les autres sphères sociales, hors du temps et de l’espace.

Le port d’un uniforme

L’uniforme (Dobok – 도복, 道服)

Le Dobok est l’uniforme des pratiquants. Il a une forme inspirée des Keikô-gi japonais. L’uniformité permet de gommer les différences entre les pratiquants (pas de signe d’une appartenance a une classe sociale, a un courant politique ou a une religion). Auparavant, c’étaient une chasuble blanche, un pantalon blanc, des chaussettes blanches, des sandales lacées sur la cheville.

La veste et le pantalon (Sangeui 상의, 上衣 et Haeui 하의, 下衣)

Actuellement blanc avec des liserés noirs aux manches, aux cols et au bas du pantalon. La veste est généralement piquée afin d’être plus résistante aux saisies et au tiragePas de signe distinctif sauf le blason de l’école sur la poitrine gauche et le terme Hapkido dans le dos.

Les ceintures (Tti 띠)

Les ceintures servent non seulement à maintenir la veste fermée, c’est aussi un moyen d’indiquer l’état d’avancement de l’élève jusqu’au 1er Dan. Les passages de ceintures de couleur constituent des rites de passage. Traditionnellement : ceinture blanche, jaune, verte, bleue, rouge et marron. Puis ceinture noire. Le changement de Dan ne voit pas la couleur de la ceinture changer : toujours noire.

Vous voulez en apprendre plus ?

Visitez le Site Partenaire  Munmu.fr

Vous êtes pratiquant d’un Muye (무예, 武芸Art de Combat) ou, tout simplement, amateur de la culture traditionnelle coréenne (Munhwa, 문화, 文化),  Munmu (문무, 文武) vous est destinéLa Corée est un petit pays, pourtant, son histoire militaire, sa culture martiale et les techniques qui y ont été développées méritent à plus d’un titre d’être découvertes car elles sont riches et profondes. Or, l’information en langue française reste très lapidaire, quand elle n’est carrément pas une contre-vérité. Que connaît-on en général des Muye : le Taegwondo et le Hapgido ? Alors que les Muye sont plus, beaucoup plus que ça.

Je vous propose donc de trouver des informations, des traductions, des illustrations, sur cette Corée d’avant-hier, que je m’efforce de restituer de manière aussi fiable et impartiale que possible. J’espère que ce site vous fera découvrir, ou redécouvrir sous un nouveau jour, les arts de combat et la culture de Corée.

Prêt à nous rejoindre ?

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무술 교육의 특수성

Le Maître et l’élève, le groupe, le Dojang, et le Dobok

LES SPÉCIFICITÉS DE L’ENSEIGNEMENT MARTIAL

La Relation Maître – Élève

Selon l’approche avec laquelle se définit celui qui guide et transmet son savoir, il peut être instructeur, professeur, enseignant ou Maître. C’est à lui, ainsi qu’aux plus gradés de faire respecter les règles implicites et explicites inhérentes à la pratique martiale.

Le rôle du professeur d’arts martiaux est prépondérant dans l’évolution des personnes choisissant une voie martiale. Aussi bien au niveau de ce qu’il inculque, de sa manière de le faire, que de sa personnalité elle-même. Le savoir-faire, la pédagogie, les valeurs de celui qui enseigne sont primordiaux et déterminants pour l’élève. Il est important de trouver une certaine adéquation entre soi et l’instructeur.  La maîtrise et l’approche de l’enseignant permet aux pratiquants d’acquérir assurance et confiance en eux.

On se rend compte que le Hapkido est tiraillé entre plusieurs tendances : c’est un Musul avec une fonction utilitariste très fortement mise en avant (auto-défense, utilisation par les Forces de l’Ordre), un Muye du fait de sa grande diversité technique et un Mudo (développement personnel). En réalité, la personnalité du Hapkido est fonction de chaque enseignant et du type d’élèves. C’est pourquoi il existe tant de tendances et d’écoles. Il n’existe donc pas un maître type, mais plusieurs types d’enseignants ; ni un élève type mais plusieurs types d’élèves.

De nos jours, en réalité, il ne faut pas se leurrer. Le fait que beaucoup de Maîtres enseignent de manière professionnelle entraîne que ceux-ci cherchent d’abord à faire venir nombre d’élèves. La quantité faisant, la qualité de l’enseignement peut s’en faire ressentir. Il y a alors une sélection qui s’opère afin que le Maître puisse transmettre un enseignement de qualité à un petit nombre de « privilégiés », les autres, moins doués, finissant par stagner puis abandonner, faute d’un suivi personnalisé.

Le groupe

La progression personnelle dans la « voie martiale » dans tout ses aspects est galvanisé par le groupe. Le soutien et la solidarité sont des éléments essentiels et constituent un étayage pour le pratiquant. Bien que le respect envers la hiérarchie soit de mise dans la logique de la transmission du savoir, il n’en demeure pas moins, que la tenue commune, le salut mutuel des partenaires, le travail non sectorisé par grade constituent une volonté de mettre l’ensemble des pratiquants sur un même pied d’égalité : tous égaux face à notre pratique cherchant toujours son propre perfectionnement dans l’échange et l’entraide.

Le Dojang, lieu de la Voie

Le Dojang (도장) est pragmatiquement, pour un Occidental, la salle d’entraînement. Pour un Coréen, c’est basiquement la même chose (surtout pour les plus jeunes des pratiquants) mais c’est aussi un lieu social, un lieu de méditation et un lieu sacré, qui tient beaucoup plus du temple que de la salle d’armes. L’évolution au sein d’un dojang et le salut traditionnel effectué avant l’entrée dans cet espace sont porteurs de valeurs martiales et du respect aux maîtres qui ont permis la transmission des connaissances. Ils induisent alors l’adoption d’un comportement approprié à ce contexte. Ce lieu de pratique renvoie à quelque chose du respect du lieu en lui-même. C’est le lieu de la transmission du savoir, d’une culture martiale, de traditions et de connaissances séculaires. Quelle que soit l’époque et le lieu, un dojang se doit de ressembler à un dojang et les pratiquants de ressembler à des pratiquants. Ce lieu d’apprentissage au caractère immuable définit une frontière, une ligne de séparation entre la sphère martiale et les autres sphères sociales, hors du temps et de l’espace.

Le port d’un uniforme

L’uniforme (Dobok – 도복, 道服)

Le Dobok est l’uniforme des pratiquants. Il a une forme inspirée des Keikô-gi japonais. L’uniformité permet de gommer les différences entre les pratiquants (pas de signe d’une appartenance a une classe sociale, a un courant politique ou a une religion). Auparavant, c’étaient une chasuble blanche, un pantalon blanc, des chaussettes blanches, des sandales lacées sur la cheville.

La veste et le pantalon (Sangeui 상의, 上衣 et Haeui 하의, 下衣)

Actuellement blanc avec des liserés noirs aux manches, aux cols et au bas du pantalon. La veste est généralement piquée afin d’être plus résistante aux saisies et au tiragePas de signe distinctif sauf le blason de l’école sur la poitrine gauche et le terme Hapkido dans le dos.

Les ceintures (Tti 띠)

Les ceintures servent non seulement à maintenir la veste fermée, c’est aussi un moyen d’indiquer l’état d’avancement de l’élève jusqu’au 1er Dan. Les passages de ceintures de couleur constituent des rites de passage. Traditionnellement : ceinture blanche, jaune, verte, bleue, rouge et marron. Puis ceinture noire. Le changement de Dan ne voit pas la couleur de la ceinture changer : toujours noire.

Vous voulez en apprendre plus ?

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Vous êtes pratiquant d’un Muye (무예, 武芸Art de Combat) ou, tout simplement, amateur de la culture traditionnelle coréenne (Munhwa, 문화, 文化),  Munmu (문무, 文武) vous est destinéLa Corée est un petit pays, pourtant, son histoire militaire, sa culture martiale et les techniques qui y ont été développées méritent à plus d’un titre d’être découvertes car elles sont riches et profondes. Or, l’information en langue française reste très lapidaire, quand elle n’est carrément pas une contre-vérité. Que connaît-on en général des Muye : le Taegwondo et le Hapgido ? Alors que les Muye sont plus, beaucoup plus que ça.

Je vous propose donc de trouver des informations, des traductions, des illustrations, sur cette Corée d’avant-hier, que je m’efforce de restituer de manière aussi fiable et impartiale que possible. J’espère que ce site vous fera découvrir, ou redécouvrir sous un nouveau jour, les arts de combat et la culture de Corée.

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무술 교육의 특수성

Le Maître et l’élève, le groupe, le Dojang, et le Dobok

LES SPÉCIFICITÉS DE L’ENSEIGNEMENT MARTIAL

La Relation Maître – Élève

Selon l’approche avec laquelle se définit celui qui guide et transmet son savoir, il peut être instructeur, professeur, enseignant ou Maître. C’est à lui, ainsi qu’aux plus gradés de faire respecter les règles implicites et explicites inhérentes à la pratique martiale.

Le rôle du professeur d’arts martiaux est prépondérant dans l’évolution des personnes choisissant une voie martiale. Aussi bien au niveau de ce qu’il inculque, de sa manière de le faire, que de sa personnalité elle-même. Le savoir-faire, la pédagogie, les valeurs de celui qui enseigne sont primordiaux et déterminants pour l’élève. Il est important de trouver une certaine adéquation entre soi et l’instructeur.  La maîtrise et l’approche de l’enseignant permet aux pratiquants d’acquérir assurance et confiance en eux.

On se rend compte que le Hapkido est tiraillé entre plusieurs tendances : c’est un Musul avec une fonction utilitariste très fortement mise en avant (auto-défense, utilisation par les Forces de l’Ordre), un Muye du fait de sa grande diversité technique et un Mudo (développement personnel). En réalité, la personnalité du Hapkido est fonction de chaque enseignant et du type d’élèves. C’est pourquoi il existe tant de tendances et d’écoles. Il n’existe donc pas un maître type, mais plusieurs types d’enseignants ; ni un élève type mais plusieurs types d’élèves.

De nos jours, en réalité, il ne faut pas se leurrer. Le fait que beaucoup de Maîtres enseignent de manière professionnelle entraîne que ceux-ci cherchent d’abord à faire venir nombre d’élèves. La quantité faisant, la qualité de l’enseignement peut s’en faire ressentir. Il y a alors une sélection qui s’opère afin que le Maître puisse transmettre un enseignement de qualité à un petit nombre de « privilégiés », les autres, moins doués, finissant par stagner puis abandonner, faute d’un suivi personnalisé.

Le groupe

La progression personnelle dans la « voie martiale » dans tout ses aspects est galvanisé par le groupe. Le soutien et la solidarité sont des éléments essentiels et constituent un étayage pour le pratiquant. Bien que le respect envers la hiérarchie soit de mise dans la logique de la transmission du savoir, il n’en demeure pas moins, que la tenue commune, le salut mutuel des partenaires, le travail non sectorisé par grade constituent une volonté de mettre l’ensemble des pratiquants sur un même pied d’égalité : tous égaux face à notre pratique cherchant toujours son propre perfectionnement dans l’échange et l’entraide.

Le Dojang, lieu de la Voie

Le Dojang (도장) est pragmatiquement, pour un Occidental, la salle d’entraînement. Pour un Coréen, c’est basiquement la même chose (surtout pour les plus jeunes des pratiquants) mais c’est aussi un lieu social, un lieu de méditation et un lieu sacré, qui tient beaucoup plus du temple que de la salle d’armes. L’évolution au sein d’un dojang et le salut traditionnel effectué avant l’entrée dans cet espace sont porteurs de valeurs martiales et du respect aux maîtres qui ont permis la transmission des connaissances. Ils induisent alors l’adoption d’un comportement approprié à ce contexte. Ce lieu de pratique renvoie à quelque chose du respect du lieu en lui-même. C’est le lieu de la transmission du savoir, d’une culture martiale, de traditions et de connaissances séculaires. Quelle que soit l’époque et le lieu, un dojang se doit de ressembler à un dojang et les pratiquants de ressembler à des pratiquants. Ce lieu d’apprentissage au caractère immuable définit une frontière, une ligne de séparation entre la sphère martiale et les autres sphères sociales, hors du temps et de l’espace.

Le port d’un uniforme

L’uniforme (Dobok – 도복, 道服)

Le Dobok est l’uniforme des pratiquants. Il a une forme inspirée des Keikô-gi japonais. L’uniformité permet de gommer les différences entre les pratiquants (pas de signe d’une appartenance a une classe sociale, a un courant politique ou a une religion). Auparavant, c’étaient une chasuble blanche, un pantalon blanc, des chaussettes blanches, des sandales lacées sur la cheville.

La veste et le pantalon (Sangeui 상의, 上衣 et Haeui 하의, 下衣)

Actuellement blanc avec des liserés noirs aux manches, aux cols et au bas du pantalon. La veste est généralement piquée afin d’être plus résistante aux saisies et au tiragePas de signe distinctif sauf le blason de l’école sur la poitrine gauche et le terme Hapkido dans le dos.

Les ceintures (Tti 띠)

Les ceintures servent non seulement à maintenir la veste fermée, c’est aussi un moyen d’indiquer l’état d’avancement de l’élève jusqu’au 1er Dan. Les passages de ceintures de couleur constituent des rites de passage. Traditionnellement : ceinture blanche, jaune, verte, bleue, rouge et marron. Puis ceinture noire. Le changement de Dan ne voit pas la couleur de la ceinture changer : toujours noire.

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Vous êtes pratiquant d’un Muye (무예, 武芸Art de Combat) ou, tout simplement, amateur de la culture traditionnelle coréenne (Munhwa, 문화, 文化),  Munmu (문무, 文武) vous est destinéLa Corée est un petit pays, pourtant, son histoire militaire, sa culture martiale et les techniques qui y ont été développées méritent à plus d’un titre d’être découvertes car elles sont riches et profondes. Or, l’information en langue française reste très lapidaire, quand elle n’est carrément pas une contre-vérité. Que connaît-on en général des Muye : le Taegwondo et le Hapgido ? Alors que les Muye sont plus, beaucoup plus que ça.

Je vous propose donc de trouver des informations, des traductions, des illustrations, sur cette Corée d’avant-hier, que je m’efforce de restituer de manière aussi fiable et impartiale que possible. J’espère que ce site vous fera découvrir, ou redécouvrir sous un nouveau jour, les arts de combat et la culture de Corée.

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